Rentrée des classes à OLORON, Marie-Lyse GASTON critique la politique éducative de la majorité municipale.

 

Qui sème le vent récolte la tempête !!

En 2014 nous avions dénoncé la brutalité avec laquelle sous le coup de la colère du maire, la majorité municipale l’avait suivi pour rompre une entente qui existait depuis toujours avec les communes voisines, c’est-à-dire faciliter l’accès à l’écoles à tous les enfants. Il arrivait que pour diverses raisons, des familles de l’extérieur de la commune inscrivaient leurs enfants à Oloron et l’inverse si besoin également.

La colère du maire suite à sa non-élection à la communauté des communes l’a amené à prendre des mesures-sanctions envers les maires des petites communes voisines et à leur adresser des frais de scolarité. Cela s’est traduit par une délibération en conseil municipal. Seule l’opposition s’y est opposée.

Aujourd’hui qu’en est-il ? Nous avons perdu 130 élèves sur la commune. 67 en 2014-2015, 27 en 2015-2016 et 36 en 2017-2018, nous n’avons pas les chiffres exacts de cette rentrée.

Dans un premier temps cette perte ne se voit pas trop, on perd ici ou là sur les différentes écoles mais maintenant cela se traduit par des pertes de classes puisque on atteint les seuils de fermeture. L’effet boomerang semble se confirmer pour la prochaine rentrée et la rentrée suivante. J’ai rencontré le DASEN (Directeur Académique des Services de l’Education Nationale) hier matin avant la manifestation devant l’IA (Inspection Académique). Il distribuera les postes en fonction des effectifs qui le nécessitent, mathématiquement. Il ne semble pas qu’il fera une exception pour Oloron, depuis 3 ans en CDEN (Conseil Départemental de l’Education Nationale) il constate « Oloron n’attire plus » et pour cause !! Devant ce constat, je déplore la méthode avec laquelle cette suppression est tombée sur des écoles qui à première vue ne craignaient pas ce traitement, sa brutalité et la patate chaude dans les mains des partenaires parents, enseignants et élus à qui l’IEN demande de définir une nouvelle organisation. Je déplore aussi la manière dont on considère deux écoles distinctes comme une seule pour faciliter le comptage, il faudra semble-t-il s’y habituer puisque le DASEN considère Oloron dans sa globalité et non par quartier. Nous soutenons ces écoles de quartier, Prévert-Labarraque qui sont mises à mal aujourd’hui. Si une autre organisation devait se concevoir on sait qu’elle ne peut naître que d’un projet clair et partagé et donc demande du temps.