Y a-t-il un pilote dans l’avion au Conseil Municipal d’Oloron ?

Une séance plénière erratique
Pour la deuxième fois seulement durant ce mandat, une réunion plénière du Conseil municipal s’est tenue hier soir. Une séance plénière a pour but de présenter à tout le Conseil Municipal, un projet de la majorité construit au terme de réunions techniques en lien avec les usagers. Habituellement ce projet prend en compte les possibilités financières de la Ville.
Les rangs de la majorité étaient plutôt clairsemés hier soir.
Deux sujets à l’ordre du jour :

  • la fusion des écoles Prévert et Labarraque
  • la réparation des tribunes du stade

A propos des écoles Prévert (l’école du quartier Sainte Croix) avec l’école Labarraque il s’agissait de valider collégialement, grande première dans ce mandat, un projet de fusion qui sera soumis au prochain Conseil Municipal du 24 septembre. Cette délibération consistera à officialiser ce que l’Inspection académique à en fait déjà imposé : la récente suppression d’une classe et l’idée de fusionner ces des deux écoles pour n’en faire qu’un seul groupe scolaire organisé sur les deux sites actuels. L’objectif c’est que cette fusion permette légalement de donner à l’éducation nationale les moyens horaires nécessaires à un poste de direction. C’est donc dans ce cadre que les deux conseils des écoles consultés, parents, enseignants et élus-e-s, mis au pied du mur, ont voté à l’unanimité en faveur de cette fusion.
Personne n’est dupe, cette situation porte les germes d’une disparation probable de l’école de Sainte Croix qui n’accueille désormais plus qu’une seule classe. Les faits exposés, il appartiendra au Conseil municipal de décider de se ranger aux décisions de l’Inspecteur d’académie ou de manifester par un vote contre la fusion la défense des écoles de nos quartiers.
Le mal est profond et le nombre des élèves dans nos écoles publiques d’Oloron chute d’année en années, contrairement aux chiffres du département (+ de 500 inscrits cette année par rapport à la dernière rentrée), contrairement aux communes environnantes d’Oloron comme Bidos et d’autres qui font le plein.
La décision-sanction du Maire et de sa majorité unanime de faire payer les élèves extérieurs à Oloron au lendemain d’un vote qui lui fut défavorable à la Communauté des Communes n’a pas été sans conséquences pour la fréquentation de nos écoles.

Les tribunes de Saint Pée :
Chacun se souvient de l’incendie qui les avait dévastées. L’enquête n’ayant pas abouti à la conclusion d’un acte criminel, il s’agit désormais de les réparer en utilisant une prime d’assurance conséquente susceptible de couvrir plus de 80% du coût d’une remise en état à l’identique.
Les élus attendaient donc la présentation d’un projet travaillé en concertation avec les utilisateurs, voire d’un plan B.
En réalité, ce qui nous fut proposé c’est un vote – rappelons que seul le conseil municipal est décisionnaire et souverain, pas une réunion plénière – sur un chantier avec une dizaine d’options. Des propositions allant de l’option de base dans la configuration d’avant l’incendie à une option tribunes avec à terme des loges pour les partenaires et une buvette intégrée pour les spectateurs. L’opposition mais aussi une grande partie de la majorité découvraient ce dossier dont elles n’avaient eu quelques échos que par la presse.
Bref, un grand n’importe quoi, un maire qui valorise le projet le plus brillant tout en suggérant à son conseil de choisir le plus abordable financièrement, des adjoints qui affichent des positions contradictoires, des conseillers qui ne savent pas, des services désorientés par cette réunion décidée en deux jours et qui eut mérité une vraie préparation.
Cette réunion plénière erratique s’est terminée en eau de boudin, par un vif échange, totalement hors de l’ordre du jour, entre les élus de la majorité à propos du rapport de la Chambre Régionale des Comptes qui sera présenté le 24.
Et si tout cela n’avait pour but que de détourner le regard des Oloronais des notes de frais indues ?
L’opposition, et « le blogueur citoyen », sans concertation, n’avaient pas attendu la récente sortie tonitruante dans la presse pour les dénoncer depuis des mois. Preuves à l’appui.
Rendez-vous donc le 24 septembre au Conseil Municipal.