Trouver un travail c’est quand même un peu plus compliqué que de traverser  la rue

Le problème majeur actuellement c’est le recrutement

Chaque semaine, lors de mes déplacements dans les 12 départements  de la Nouvelle-Aquitaine, dans toutes les filières, remonte la difficulté de recruter.

Cette question était d’actualité mercredi dernier en Gironde lors d’un rassemblement de la filière aéronautique, spatial et défense, une filière pourtant boostée par la croissance du marché de la maintenance aéronautique et spatiale.

C’était aussi le cas le lendemain lors de la création du Cluster Nautique et Naval à La Rochelle ; les acteurs de cette filière à l’unanimité évoquaient les difficultés de recrutement et d’adéquation entre la formation et les besoins.

C’était encore le cas le vendredi à Thiviers, au carrefour d’un territoire à fort potentiel dans les métiers du cuir, le cuir depuis la prairie jusque dans les boutiques. Les professionnels n’ont cessé de rappeler leur difficulté à assurer, faute de vocation, les savoirs faire de cette filière.

Il est grand temps de réhabiliter et de promouvoir l’intelligence de la main, de ne pas l’opposer à l’intelligence conceptuelle. Le patrimoine de l’humanité n’est il pas tout aussi plus riche de ses artistes et de ses artisans, des ses architectes et des ses paysans que de ses intellectuels ? Sans compter que l’un n’empêche pas l’autre !

Ces préjugés retentissent sur l’orientation de nos jeunes, aiguillés systématiquement ou presque par leurs parents et leurs enseignants vers les parcours classiques.

Le monde de l’Education et de la formation doivent se parler davantage. Faisons de nos lycées techniques et professionnels des plateformes technologiques fréquentées par les élèves et leurs professeurs, mais aussi par les entreprises locales qui pourront expérimenter et par  l’école d’ingénieur locale qui pourra innover.

Les jeunes ne se projettent plus dans un parcours linéaire dans une même entreprise, dans un même territoire. Du fait des transformations – numérisation, robotique, digitalisation, plus grande prise en compte environnementale, impression 3D,  etc. – ils auront assurément à changer plusieurs fois de métiers.

Les jeunes réclament aussi du SENS pour leur métier. Par delà la rémunération qui reste un facteur important, les managers des entreprises intègrent ou doivent davantage prendre en compte  les questions de bien être au travail, d’adhésion des salariés  au projet, d’ergonomie du poste de l’opérateur…

La journée de l’Economie en Nouvelle-Aquitaine a mis à l’ordre du jour le thème du RECRUTEMENT- ATTIRER et FIDELISER. C’est le lundi 15 octobre sur quatre sites reliés en visioconférence : à Bordeaux, à Bayonne, à Limoges et à La Rochelle.

J’aurai le plaisir de conclure cette journée portée par les Chambres Régionales de Commerce et d’Industrie, des Métiers et de l’Artisanat, d’Agriculture, en présence de Pôle Emploi.