Rebondissement dans les affaires municipales. Le Maire d’OLORON SAINTE-MARIE mis en garde en vue

 

L’affaire des notes de frais a fait grand bruit à la suite du rapport calamiteux de la Chambre Régionale des Comptes. Les articles du 24 et du 27 septembre publiés dans ce blog en avaient fait état.

Nous avons appris hier par la presse locale qu’Hervé LUCBEREILH et son épouse avaient été placés en garde à vue jeudi et entendus par la section de recherche de la Gendarmerie à Pau.

Par définition, «  la garde à vue est une mesure de privation de liberté prise à l’encontre d’un suspect lors dune enquête ‘judiciaire. Elle permet aux enquêteurs d’avoir le suspect à leur disposition pour pouvoir l’interroger et vérifier la véracité de ses déclarations. La durée de la garde à vue est limitée et le suspect à des droits liés à sa situation, dont celui d’être assisté par un avocat. » (Extrait du site officiel de l’administration française)

Les termes résonnent durement  à l’oreille du citoyen lambda ; ils ne doivent pour autant pas faire basculer dans l’accusation, notamment parce les éléments, faits et dates qui pourraient avoir motivé cette garde à vue  ne sont pas publics à cette heure.

Les faits qui avaient été dénoncés publiquement avec  une sévérité très inhabituelle par la Chambre Régionale des Comptes sont par contre irréfutables.

Un rapport définitif de la CRC, établi dans une démarche contradictoire pendant laquelle toutes les parties concernées ont la possibilité de s’expliquer ou de contredire est définitif et ineffaçable contrairement à ce que Monsieur LUCBEREILH avait exprimé en Conseil Municipal.

Les  éléments comptables issus des recherches parallèles du blogueur et d’un élu dans la comptabilité de la commune  sont eux sans appel.  Ils illustrent une gestion pour le moins exotique, frauduleuse, à l’opposé de ce que nos citoyens attendent de leurs représentants.

Les élus de l’opposition avaient, preuves irréfutables à l’appui, dénoncé lors du Conseil Municipal du 24 septembre ces pratiques et mis en évidence leur  différence avec celles de la municipalité précédente.

Quatre élu-e-s de la majorité en avait aussi appelé au sens des responsabilités du Maire pour qu’il tire les conclusions de la situation dans laquelle il s’est mis. En vain, Monsieur LUCBEREILH a préféré faire l’autruche et attendre que la procédure s’enlise dans le temps judiciaire.

D’autres élus de la majorité et pas les moindres  avaient préféré jouer la montre, se contentant d’évoquer la présomption d’innocence, ce qui est naturel, en taisant l’indignation légitime que la réalité des faits devrait pourtant provoquer chez tout élu digne de ce nom.

A l’heure où le Parquet vient de décider d’accélérer le cours de la justice et de conserver la main sur l’enquête dans ce but, il serait malvenu et prématuré d’en rajouter. La barque est déjà bien chargée.