La présomption d’innocence vaut pour tous !

Nous relevons dans la presse de lundi des propos accusateurs du maire envers les gilets jaunes alors qu’une stèle indiquant les chemins de Compostelle a été vandalisée.

L’immédiateté et la précipitation ne sont pas bonnes conseillères ! En mars 2017 la tribune du stade, selon le maire et son adjoint aux sports, a été détruite par un feu intentionnel provoqué par des jeunes du LEP Guynemer…  Pourtant au bout d’un an, l’enquête n’a pas permis d’établir que l’incendie était d’origine criminelle, ni que les élèves de Guynemer étaient impliqués.

Aujourd’hui, une fois de plus le verbe dépasse la pensée en l’absence d’éléments de preuve.

Nous condamnons les violences et dégradations, d’où qu’elles viennent, des citoyens ou du maire. Comment qualifier la destruction des installations des gilets jaunes suite à l’arrêté pris par le maire ? Il avait semble-t-il quelques contacts pour ne pas agir dans la nuit et sans avertissement.

De même la présomption d’innocence vaut pour tous les citoyens que l’on soit maire, comme il ne cesse de la revendiquer dans toutes ses expressions, ou gilet jaune. Nous devons la respecter.

La colère des gilets jaunes depuis plusieurs semaines, leur exaspération qui dénoncent la fracture sociale et territoriale s’expriment à Oloron comme partout en France. Nous soutenons cette quête du pouvoir d’achat et de reconnaissance d’autant que dans notre cité, tout se déroule, dans le calme.

En tant qu’élus locaux, si nous ne maitrisons pas tous les paramètres du pouvoir d’achat, nous sommes en revanche responsables de la fiscalité locale et des formes, à renouveler, de la démocratie locale.

C’est ainsi que le Maire d’Oloron, le Pdt de la CCHB, son premier adjoint et leur majorité restent responsables du prélèvement sans précédent sur le pouvoir d’achat des Oloronais qu’ils ont imposé, en 2015, par la suppression des abattements fiscaux existants auparavant.  C’est 800 000 euros/an en moins pour les familles oloronaises. Nous l’avons abondamment dénoncé, à maintes reprises.

Si, dixit le Maire  » ces gens là ne respectent rien » il lui reste du chemin pour obtenir leur respect. Nous déplorons cette tension entre « la maison commune » et nos concitoyens en lutte.

JP ARANJO,  A BARBET, JE GAILLAT, ML GASTON, P MAILLET, B  UTHURRY.