Gestion des écoles… revirements, changement de pied, retour sur une semaine déconcertante. Difficile d’y voir clair !

Lors du conseil municipal de septembre 2018 nous avions demandé la mise en place d’une « commission éducation afin de travailler et définir un projet clair et partagé pour l’avenir des écoles d’Oloron».

« Tous ensemble et dès maintenant » ont répondu des élus de la majorité.

Depuis qu’en est-il ?

La majorité a semble-t-il décidé d’une tout autre méthode, puisque aucune réunion n’a été programmée pour réfléchir collectivement et proposer ce projet que nous devons aux parents d’élèves, sans esprit polémique.

Voilà que nous apprenons par la presse, comme les parents d’ailleurs, qu’un projet a été élaboré par l’adjointe à l’éducation, Madame FOIX, en collaboration avec l’Inspection Académique, sans aucune concertation préalable avec les parents, les enseignants, les élus  de la commission éducation.

Résultat, la cacophonie la plus totale !!

De contradictions en contradictions, la situation s’enlise. Et le lâchage public de l’adjointe à l’éducation par le maire dans la presse du jour rend la situation encore plus opaque et ubuesque.

Le choix politique de 2014 de faire payer les enfants des communes voisines que leurs parents inscrivaient à Oloron, comme cela se faisait, et se fait, aussi pour des enfants d’Oloron scolarisés hors de leur commune, pour des raisons pratiques, a fragilisé incontestablement et durablement les effectifs des écoles oloronaises.

Le Directeur et l’inspecteur de l’Education Nationale confirment très clairement que cette décision est un paramètre impactant la diminution du nombre des enfants venant de l’extérieur qui n’ont désormais pas d’autres choix que d’être scolarisés dans les écoles privées.

C’est un état de fait.

Le revirement stupéfiant que le maire, réfléchissant à haute voix, a évoqué de rouvrir les portes des écoles d’Oloron aux enfants des communes voisines est à la hauteur de l’inconséquence de sa décision en 2014. Quand bien même, cela n’inverserait pas la tendance avant plusieurs années.

Dans le rapport de la Cour Régionale des comptes, puis lors de la récente cérémonie des vœux, le maire déclare qu’il mène une réflexion sur le nombre de groupes scolaires.

Dans la presse, le directeur académique nous apprend qu’«il se pourrait qu’une école ferme ».

Au pied du mur désormais, la réflexion est plus ardue, dispersée, tendue – c’est peu de le dire, incompréhensible, déroutante tellement les principaux élus de la majorité se contredisent publiquement pendant que les autres se taisent.

Sous l’effet de l’urgence qui est rarement bonne conseillère, les réunions se précipitent pour présenter le scénario de fermeture d’une école échafaudé par l’adjointe aux écoles.

L’élue est immédiatement et publiquement désavouée par le maire qui ne partage pas cet avis, avis qu’il proposait pourtant au conseil municipal 3 jours avant.

Il affirme aux parents d’élèves réunis devant la mairie, après avoir abandonné une réunion aussi importante que sidérante avec l’inspecteur de l’Education Nationale que, finalement, il vient de décider de ne pas fermer pas l’école Labarraque dont il était question !

Vous suivez ?!!

Difficile de comprendre où le capitaine mène un  navire, quand il donne des coups de barre dans tous les sens.

Nous sommes perplexes devant tant d’incertitudes, de revirements, de divisions qui fracturent la majorité sur un sujet qui devrait tous nous rassembler.

L’impulsivité du maire, sa manière de régler des comptes internes à sa majorité en prenant en otage la réflexion sur un sujet aussi important que l’école pour la commune est aberrante.

Elle doit laisser la place à un travail de fond pour définir l’organisation du temps scolaire et périscolaire des enfants. Nous avons perdu trop de temps depuis que les premiers signes de la perte massive des élèves que nous avions maintes fois annoncée ont été confirmés en septembre dernier, trop de temps perdu depuis que nous avions demandé de mettre en place un travail de concertation avec tous les partenaires de l’école.